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← Traduction, une dernière fidélité

Numéros 3-4

Ouverture de la traduction au paradoxe silencieux du XXe siècle

Gilbert Kieffer

Pages: 113 –138

Résumé

Parfois, une évidence dissimule un paradoxe, tout comme la lumière se révèle être des vagues et des particules. La perspective philosophique de la traduction révèle un autre paradoxe : la traduction recherche des équivalences et déclenche un processus de ré exion. Chaque pensée semble elle-même être la traduction d’une autre pensée, qui est sa référence même si elle est invisible. Penser c’est traduire, et dans l’étude de la gestion mentale d’Antoine de La Garanderie, l’ensemble du processus semble être une évocation de type auditif première personne, une traduction dans une langue personnelle qui tend à créer un nouveau sens, différent et créatif. Nous espérions que le structuralisme pourrait saisir l’essence de tout cela ; mais il y a quelque chose derrière les structures qui n’est pas structurel. Les structures ne peuvent pas décrire l’énergie de ces paradoxes. La non-philosophie utilise de nouvelles descriptions qui permettent de dépasser cette limitation de la pensée structurale.

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