← Traduction, une dernière fidélité
Issues 3-4
Une traduction non-philosophique de La Voix et le Phénomène de J. Derrida
Jérôme Ramond
Pages: 175 –196
Abstract
Dans les années soixante, Jacques Derrida et Gilles Deleuze (entre autres) redécouvrent les champs d’immanence, explorent Héraclite, la forme singulière de la pensée pulsionnelle, le modèle unifacial extrêmement modulable – instable comme l’uranium ! – de la li i o d’expression : du sujet-référent comme « sujetli i o ». Certains s’y consumeront dans l’inconscient et la biochimie, s’y dissémineront en pur néant (solitude, angoisse, mort...) ; d’autres écriront les chapitres de son ontologie diaphane, les miroitements de son « éphémère pellicule », les voiles et textures de son essence non-pliée ; d’autres encore – comme François Laruelle – comprendront définitivement la li i o comme « nageur » de la pure transcendance des champs, le plus souvent non-dite, mais agissante en dernière-instance : (ici et ailleurs dite) sujet-référent « sujet-li i o ».
Keywords: champs d’immanence, pensée pulsionnelle, sujet-li i o, nageur transcendantal.